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NUMEROS IMPORTANTS
Préfecture de La Réunion www.reunion.pref.gouv.fr
Site internet de Météo France www.meteofrance.re
Site internet sur la vigilance crues vigicrues-reunion.re
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l'île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
INFO ROUTE (répondeur) 0262 97 27 27
PREFECTURE 0262 40 77 77
POMPIERS 18
POLICE - GENDARMERIE 17
SAMU 15
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Réunion 1ère 0262 99 2000
FREEDOM 0262 41 51 51
FESTIVAL 0262 23 45 67
FRÉQUENCES FM
REUNION 1ère St-Denis : 89.20
St-Paul : 92.60
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FREEDOM St-Denis : 97.4
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Qu'est-ce qu'une inondation ?
Comment se manifeste-t-elle ?
Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque inondation à la Réunion
Exemples marquants d’inondation
Les mesures prises pour faire face au risque



Pour en savoir plus...

Les consignes de sécurité
Ravines et rivières


Qu’est-ce qu’une inondation ?

Une inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Le risque inondation est la conséquence de deux composantes :

- l’eau qui peut sortir de son lit habituel d’écoulement, ruisseler ou apparaître par remontée de la nappe d’eau souterraine;
- l’homme qui s’installe dans une zone inondable

Comment se manifeste-t-elle ?

On distingue trois types d’inondations :

- la montée lente des eaux (phénomène peu observé à La Réunion) liée à la concomitance de phénomènes tels que la submersion marine et le débordement d’un cours d’eau, la remontée de la nappe phréatique, la stagnation de l’eau dans des dépressions présentant une saturation ;

- la formation rapide de crues torrentielles consécutives à des averses violentes ;

- le ruissellement pluvial renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales limitant l’infiltration des précipitations.

Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement

D’une manière générale, la vulnérabilité d’une personne est provoquée par sa présence en zone inondable. Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé mais aussi d’être isolé sur les îlots coupés de tout accès.
L’inondation peut entraîner une interruption des communications et ainsi empêcher l’intervention des secours. Les dommages aux biens touchent essentiellement les biens mobiliers et immobiliers mais aussi certaines cultures agricoles. Les voies de communications peuvent aussi être affectées par le charriage des matériaux (radiés emportés, enrobés arrachés et creusement de tranchées avec mise à nu des conduites enterrées, …).
Enfin, les dégâts à l’environnement sont dus à l’érosion, aux dépôts de matériaux et au déplacement du lit habituel, etc.

Le risque inondation à la Réunion

Qu’ils soient d’origine cyclonique, orageuse ou autre, les épisodes de fortes pluies peuvent prendre à la Réunion une ampleur tout à fait exceptionnelle, essentiellement en raison des effets liés à l’importance des reliefs de l’île qui vont entraver le déplacement des masses d’air instables. On peut parler là d’une véritable spécificité de la Réunion, qui vaut d’ailleurs à celle-ci de détenir tous les records du monde de précipitations pour les périodes comprises entre 12 heures et 15 jours (1144 mm en 12h ou encore 6083 mm en 15 jours (source : tableau des records pluviométriques disponible sur le site http://pluiesextremes.meteo.fr de Météo France).

Si la plupart de ces épisodes sont associés au passage sur l’île, ou à proximité de celle-ci, de dépressions ou cyclones tropicaux, des lames d’eau très importantes peuvent être provoquées également par le passage ou le blocage sur l’île de systèmes beaucoup moins organisés et d’échelle inférieure (amas orageux, lignes de convergence,…). A l’échelle la plus petite, un simple orage pourra, durant quelques heures et sur quelques dizaines de kilomètres carrés, provoquer des précipitations très intenses susceptibles d’occasionner localement des perturbations importantes.

A l’évidence, la durée des précipitations aura, au même titre que leur intensité, une influence directe sur les conséquences observées sur le terrain. Si les crues sont le résultat classique de toutes fortes pluies, les inondations de grande ampleur supposent généralement des épisodes pluvieux intenses et durables.

On distingue différents types d’inondations à la Réunion :

- Le débordement direct d’un cours d’eau par submersion de berges ou par contournement d’embâcles naturels ou d’ouvrages anthropiques tel que des ponts, des barrages qui seraient sous-dimensionnés au regard du phénomène observé. Il concerne surtout les ravines non encaissées et les plaines côtières.

- Le débordement indirect d’un cours d’eau par remontée de l’eau dans les réseaux d’assainissement ou d’eaux pluviales, par remontée de nappes alluviales (ex : La Saline), par la rupture d’un embâcle, d’un système d’endiguement ou d’autres ouvrages de protection.

- La stagnation d’eaux pluviales en surface liée à une capacité insuffisante d’infiltration, à une vitesse de percolation trop faible en milieu non saturé ou à une saturation en eau des sols.

- Le ruissellement pluvial notamment en secteur urbain : des orages intenses (plusieurs dizaines de mm de pluie par heure) peuvent occasionner un très fort ruissellement qui va saturer les capacités du réseau d’évacuation des eaux pluviales et conduire à des inondations concernant tout ou partie d’une agglomération et pouvant être localisées aux points bas des villes (ex.: Saint-Benoît).


- La submersion de zones littorales ou lacustres (ex. : Saint-Paul, Sainte-Suzanne) du fait de la présence de facteurs anormaux liés à l’océan (fortes houles, marées de tempête, tsunami). Outre l’action propre de l’océan, ces phénomènes peuvent provoquer le débordement des cours d’eau qui débouchent à l’océan, ce dernier formant une entrave naturelle à l’écoulement des cours d’eau.

Exemples marquants d’inondation

Mars 2015 –  Fortes pluies associées au passage de la tempête tropicale Haliba
Janvier 2014 –  Fortes précipitations associées au passage du cyclone Béjisa
Janvier 2013 –  Inondations conséquentes suite au passage du cyclone Dumile
Janvier 2011 –  Fortes pluies associées à un système dépressionnaire passant au large des côtes Mars 2006 –  La tempête tropicale Diwa entraîne de fortes précipitations, la crue de la rivière des Pluies détruit alors plusieurs habitations

Janvier 1980 – Lors du passage de Hyacinthe, partout sur l’île les inondations sont conséquentes

Les mesures prises pour faire face au risque

La gestion des risques d’inondation impose des études dont la complexité est accrue par la diversité et la spécificité de chaque bassin versant. Afin d'améliorer la connaissance du fonctionnement de ces rivières, l'État a lancé sur les bassins versants à fort enjeu pour les biens et les personnes des études globales devant aboutir à des Programmes d’Action de Prévention contre les Inondations. En application de la directive européenne sur les inondations, l’État a élaboré un plan de gestion des risques d’inondation qui présente la politique de gestion de ces risques pour la période 2016-2021. Ce plan de gestion traite de tous les aspects de la gestion des risques d’inondations : information préventive, connaissance, surveillance, prévision, prévention, réduction de la vulnérabilité, protection, organisation du territoire, gestion de crise et retour d’expérience.

Sur la base d’un diagnostic du territoire, le plan de gestion des risques d’inondation fixe un cap (5 objectifs), des thématiques (21 principes) et les moyens (70 dispositions pour les atteindre) pour cette politique. Les 5 objectifs sont :

 Mieux comprendre le risque
La bonne connaissance de ces phénomènes et de leur dynamique, ainsi que la cartographie des zones inondables, constituent un préalable pour mettre en oeuvre des stratégies de gestion adaptées sur les territoires.

 Se préparer et mieux gérer la crise
Dès lors que les inondations sont inévitables, la capacité des territoires à s’organiser pour gérer les crises et rebondir après un événement concoure à réduire les impacts négatifs de cet événement naturel.

 Réduire la vulnérabilité actuelle et augmenter la résilience des territoires
L’urbanisation dans les zones inondables s’est fortement développée et il y a actuellement 1 réunionnais sur 4 qui habite en zone inondable. Compte tenu de ces enjeux, il est nécessaire de réduire les dommages potentiels aux personnes et aux biens implantés en zone inondable.

 Concilier les aménagements futurs et les aléas
La Réunion comptera en 2030 près de 170 000 habitants supplémentaires. Compte tenu de l’exiguïté du territoire aménageable, l’enjeu majeur est de réussir à positionner ces populations et les activités connexes en prenant en compte le mieux et le plus en amont possible les aléas (et les changements climatiques) de façon à ne pas aggraver, voire réduire la vulnérabilité.

 Réunionnais, tous acteurs de la gestion du risque inondation
Il existe de nombreuses actions que l’on peut mettre en oeuvre de façon individuelle (éviter de se mettre en danger, adopter les comportements adéquats en cas d’alerte…). Aussi l’enjeu est de positionner le citoyen en tant qu’acteur de la prévention du risque plutôt que de le limiter à subir l’aléa inondation.

Le plan de gestion des risques d'inondations de La Réunion est consultable sur le site internet suivant : http://www.reunion.developpementdurable.gouv.fr/plan-de-gestion-du-risque-d-inondation-pgri-r300.html

Cette politique de gestion des inondations se décline à l’échelle du département et en particulier sur les territoires à risque important (TRI). Les 6 TRI identifiés à La Réunion sont : St-Denis / Ste-Marie, St-André / Ste-Suzanne, St-Benoit, St-Joseph, St-Pierre / Le Tampon, Etang-St-Paul, Saline-Ermitage.

Ce classement induit l’élaboration d’une stratégie locale de gestion des risques d’inondations (SLGRI). L'objectif de la stratégie locale est de permettre l'atteinte des objectifs de réduction des conséquences négatives des inondations fixés par le plan de gestion des risques d'inondations. Les mesures prévues dans les stratégies locales toucheront donc :

 à l’aménagement des territoires (intégration des risques d'inondation dans les documents d'urbanisme par le biais de l’élaboration des plans de prévention des risques naturels intégrant l’aléa inondation (PPRi)) ;

 à l’information du public et au développement de la culture du risque : Information Acquéreurs Locataires (IAL), Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) ;

 à la préparation à la gestion de crise : Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ;

 à la mise en place ou à l'amélioration des dispositifs de surveillance et d’alerte ;

 au suivi de la sûreté des ouvrages hydrauliques et à leur remise à niveau.


Les plans d'action de prévention des inondations (PAPI) sont les outils opérationnels de ces stratégies locales. Les PAPI relèvent d'une démarche volontariste des porteurs de projets, soutenus techniquement et financièrement par plusieurs partenaires (Etat, Région, Union européenne) via les appels à projet puis leur labellisation. Le développement des programmes d'action de prévention des inondations s'est jusqu'ici réalisé grâce à l'engagement des acteurs locaux sur certains territoires.

fleche La prévention

La prévention consiste à réduire les conséquences économiques, sociales et environnementales d'un développement imprudent de notre société, c'est-à-dire à limiter les enjeux dans les zones d'occurrence du risque, mais également à réduire la vulnérabilité des enjeux déjà existants.

La détermination locale des zones exposées à des risques et la définition, par un acte réglementaire, des mesures de prévention à mettre en oeuvre, constitue l’un des volets les plus importants de la politique de lutte contre les catastrophes naturelles. Pour cela, la loi du 2 février 1995, dite « Loi Barnier » a créé les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN).

La politique définie vise à répondre aux objectifs suivants :

- interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses où la sécurité des personnes ne peut être garantie,

- sauvegarder l’équilibre et la qualité des milieux naturels,

- préserver les capacités d'écoulement et d'expansion des crues pour ne pas aggraver les risques dans les zones situées en amont et en aval, contrôler de manière stricte l’extension de l’urbanisation dans les zones d’expansion des crues et éviter tout endiguement ou nouveau remblaiement qui ne serait pas justifié pour la protection des zones urbanisées.

En complément de ces démarches réglementaires, les citoyens doivent également entreprendre une véritable démarche personnelle, visant à s'informer sur les risques qui les menacent individuellement et sur les mesures à adopter. Ainsi chacun doit engager une réflexion autonome, afin d'évaluer sa propre vulnérabilité, celle de son environnement (habitat, milieu, etc.) et de mettre en place les dispositions pour la minimiser. Des sites internet sont mis à la disposition des particuliers afin de les aider dans cette démarche comme le site www.risquesnaturels.re par exemple.

fleche La protection

La protection consiste à réduire l'aléa dans une zone donnée par la réalisation d'ouvrages tels que des digues, des bassins de rétention, des déversoirs, des barrages écrêteurs, etc. Ces ouvrages de protection sont dimensionnés pour une crue de référence qui pourra être par définition dépassée, le risque zéro n'existant pas.

Sur l'île, la principale mesure de protection qui a été mise en oeuvre jusqu’à présent est la construction de digues qui servent, soit à empêcher le débordement, soit à empêcher l'érosion des berges, soit à recentrer le lit de la rivière. Néanmoins, le dysfonctionnement de ces ouvrages hydrauliques peut engendrer d'autres risques (rupture de digues par exemple). Aussi, le propriétaire de la digue a l'obligation de surveiller et d'entretenir ses ouvrages.
Un autre mode de protection consiste à effectuer, dans la limite du respect du fonctionnement naturel de la rivière, des curages préventifs dans les zones d'atterrissement de matériaux.

fleche La prévision des phénomènes météorologiques

La prévision des fortes précipitations à La Réunion repose d'une part, sur des moyens d'observation toujours plus précis (satellites, radar, réseau de stations automatiques dont les données sont accessibles en temps réel par les prévisionnistes) et d'autre part, sur les résultats des modèles de prévision numérique dont la qualité est en amélioration constante. Néanmoins, cette prévision reste encore un exercice délicat, dû aux particularités météorologiques et topographiques de l'île.

fleche L’anticipation des risques de crues

L’anticipation des risques de crues par débordement de cours d’eau à La Réunion, entre dans le cadre du dispositif de Vigilance Crues mis en oeuvre depuis 2013 par la Cellule de Veille Hydrologique (CVH) de la DEAL Réunion, sur 17 bassins versants à enjeux du département. Il s’appuie sur les données issues du réseau hydrométrique de la CVH constitué d’une trentaine de stations mesurant la hauteur d’eau et du réseau pluviométrique de Météo France constitué de 47 postes pluviométriques et des 2 radars hydro-météorologiques (Colorado et Piton Villers). Les données hydrométriques sont collectées et diffusées en temps réel sur le site internet www.vigicrues-reunion.re, les rendant ainsi accessibles à tout public.

L’information de Vigilance Crues consiste, de façon cohérente avec le dispositif de la vigilance météorologique, à qualifier le niveau de vigilance requis (compte tenu des phénomènes observés ou attendus et des risques associés), afin de mieux anticiper la gestion de la crise et fournir une aide a la décision aux gestionnaires de crise. La Vigilance Crues est bâtie sur 3 niveaux (jaune, orange et rouge) allant du niveau de risque le plus faible au plus élevé, dont les définitions permettent de focaliser sur les phénomènes particulièrement dangereux, pouvant générer une situation de crise majeure (cas des niveaux orange ou rouge). Tout au long de l’année, si un risque de crues est pressenti (dès lors qu’au moins un bassin versant passe en vigilance jaune), les bulletins de Vigilance Crues correspondant émis par la CVH sont transmis en mode diffusion vers les acteurs institutionnels et opérationnels de la sécurité civile. Ils sont également publiés en temps réel sur le site Internet local www.vigicrues-reunion.re, les rendant ainsi accessibles à tout public.

fleche La gestion de crise

En cas de fortes pluies susceptibles de provoquer des inondations, c’est le dispositif spécifique ORSEC « Evènements Météorologiques Dangereux » (EMD) qui s’applique. Il définit les modalités d’alerte des services, des collectivités territoriales concernées et de la population. Il comporte deux niveaux :

- La vigilance météorologique : déclenchée par Météo-France, elle permet d’informer les services de l’Etat, les collectivités territoriales et la population du risque d’occurrence d’un EMD et incite la population à adopter un comportement de prudence ;

- La phase d’alerte : déclenchée par le préfet dès lors que l’EMD provoque ou est susceptible de provoquer des désordres importants. Cette phase organise l’intervention des acteurs concernés pendant la crise.

Parallèlement, si un risque de crues est pressenti, le Dispositif Spécifique Orsec (DSO) « VIGICRUES » signé en Novembre 2015, vient compléter les vigilances météorologiques. Il peut être amené à se superposer au DSO « EMD » ou « Cyclone », afin d’apporter des informations sur les conséquences possibles en terme de crues induites par les fortes pluies observées ou prévues. Il définit la procédure de mise en Vigilance Crues du réseau hydrographique surveillé par l’État ainsi que son articulation avec l’alerte des autorités et, plus généralement, avec les dispositifs de sécurité civile. Les bulletins de Vigilance Crues transmis par la CVH vers les acteurs institutionnels et opérationnels de la sécurité civile, sont également publiés en temps réel sur le site Internet local www.vigicrues-reunion.re, les rendant ainsi accessibles à tout public. Lorsque l’importance de la crue pressentie justifie le déclenchement des mesures de sauvegarde et la mobilisation de moyens de secours (notamment pour les 2 niveaux de Vigilance Crues les plus élevés orange et rouge), le message de Vigilance Crues est décliné en message d’Alerte Crues par la préfecture (EMZPCOI) et adressé en mode automatique aux acteurs locaux. L’efficacité de l’organisation du secours communal repose sur la mise en oeuvre des Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) établis par chaque commune. Institués par l’article 13 de la loi n°2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile, ces plans communaux de sauvegarde ont vocation à regrouper les documents contribuant à la protection de la population, en décrivant notamment l’organisation et la diffusion de l’alerte et le recensement des moyens disponibles.

fleche Les Plans communaux de Sauvegarde

Au niveau communal, le plan communal de sauvegarde, institué par l’article 13 de la loi n°2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile, a vocation à regrouper les documents contribuant à la protection de la population. Il est obligatoire pour les communes dotées d’un Plan de Prévention des Risques (PPR) approuvé. Il décrit notamment l’organisation et la diffusion de l’alerte et le recensement des moyens disponibles.






Les consignes de sécurité







1. Se mettre à l’abri
2. Appeler les secours en cas de nécessité
3. Ecouter la radio
4. Respecter les consignes

AVANT
S’organiser et anticiper :

- s’informer des risques, des modes d’alerte et des consignes en mairie

- s’organiser et élaborer les dispositions nécessaires à la mise en sûreté de ses biens, des gens dont on a la responsabilité et de soi-même

- mettre hors d’eau les meubles et objets précieux (papiers personnels, factures…), les matières et les produits dangereux ou polluants

- identifier le disjoncteur électrique et le robinet d’arrêt du gaz

- aménager les entrées possibles d’eau : portes, soupiraux, évents

- amarrer les cuves, etc.

- repérer les stationnements hors zone inondable

- prévoir les équipements minimum : radio à piles, réserve d’eau potable et de produits alimentaires, papiers personnels, médicaments urgents, vêtements de rechange, couvertures, etc.

PENDANT
Mettre en place les mesures conservatoires ci-dessus

- s’informer de la montée des eaux par radio ou auprès de la mairie

- se réfugier en un point haut préalablement repéré : étage, colline…

- écouter la radio pour connaître les consignes à suivre

Et de façon plus spécifique :

- ne pas tenter de rejoindre ses proches ou d’aller chercher ses enfants à l’école

- éviter de téléphoner afin de libérer les lignes pour les secours

- n'entreprendre une évacuation que si vous en recevez l’ordre des autorités ou si vous êtes forcés par la crue

- ne pas s'engager sur une route inondée (à pied ou en voiture)

- ne pas tenter de franchir un radier submergé

APRÈS

- respecter les consignes

- informer les autorités de tout danger

- aider les personnes sinistrées ou à besoins spécifiques

Et de façon plus spécifique

- aérer

- désinfecter à l’eau de javel

- ne rétablir le courant électrique que si l’installation est sèche


Zonage des aléas d'inondations

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