logo du brgm
accueil Contacts FAQ Mentions   téléchargement

GENERALITES
fleche Qu’est-ce que le DDRM ?
fleche Risques majeurs, prévention et gestion des risques
fleche Le contexte réunionnais
 
LES RISQUES NATURELS
fleche Le risque cyclonique et vents forts
fleche Le risque mouvement de terrain
fleche Le risque inondation
fleche Le risque volcanique
fleche Le risque feu de forêt
fleche Le risque houle, marée de tempête et tsunami
fleche Le risque sismique
 
LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
fleche Le risque transport de matières dangereuses
fleche Le risque industriel
fleche Le risque nucléaire
fleche Le risque de rupture de barrage
fleche Le risque de rupture de digue
 
NUMEROS IMPORTANTS
Préfecture de La Réunion www.reunion.pref.gouv.fr
Site internet de Météo France www.meteofrance.re
Site internet sur la vigilance crues vigicrues-reunion.re
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l'île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
INFO ROUTE (répondeur) 0262 97 27 27
PREFECTURE 0262 40 77 77
POMPIERS 18
POLICE - GENDARMERIE 17
SAMU 15
N° D'URGENCE EUROPEEN 112
Réunion 1ère 0262 99 2000
FREEDOM 0262 41 51 51
FESTIVAL 0262 23 45 67
FRÉQUENCES FM
REUNION 1ère St-Denis : 89.20
St-Paul : 92.60
St-Pierre : 90.7
St-Benoît : 87.9
FREEDOM St-Denis : 97.4
St-Paul : 93.4
St-Pierre : 97.4
St-Benoît : 101.3
FESTIVAL St-Denis : 107.70
St-Paul : 93.80
St-Pierre : 107.5
St-Benoît : 88.5
 


Qu’est-ce qu’un mouvement de terrain ?
Comment se manifeste-t-il ?
Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque mouvement de terrain à la Réunion
Exemples marquants de mouvements de terrain
Les mesures prises pour faire face au risque

Pour en savoir plus...
Les consignes de sécurité
Cartographie de l'aléa "mouvement de terrain"


Qu'est-ce qu'un mouvement de terrain ?

exemple de glissement de terrain

Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux du sol ou du sous-sol. Les volumes en jeux sont compris entre quelques mètres cubes et plusieurs millions de mètres cubes. Ils sont fonction de la nature et de la disposition des couches géologiques. Ils sont dus à des processus lents de dissolution ou d’érosion favorisés par l’action de l’eau et de l’homme.

Comment se manifeste-t-il ?

Les mouvements de terrain apparaissent lors de la conjonction naturelle ou artificielle de facteurs :
topographiques (pentes des terrains, reliefs…), géologiques (nature des sols, densité et orientation de la fracturation, ...), hydrologiques et climatiques (précipitations, variations de températures), anthropique (talutage des routes, modification des pentes par remblaiement ou déblaiement, mise en charge des terrains par de nouvelles constructions, …) mais peuvent aussi être liés à la présence de végétation (fracturation de la roche encaissante ou écartement des fractures par le développement du réseau racinaire à l’intérieur de celles-ci) .

On différencie :
- les glissements de terrains : qui concernent des matériaux meubles (par exemple des anciennes coulées altérées à forte teneur en argiles). Ils peuvent impliquer de faibles volumes (quelques m³) ou être de grande ampleur (350 millions de m³ pour le glissement de Grand Ilet – Salazie). Leur vitesse va de quelques cm/an à plusieurs m/s, cette vitesse peut varier au cours de l’évolution d’un même glissement ;

- les éboulements et les chutes de blocs : qui concernent des matériaux massifs. Ils sont générés par la rupture de la roche mère ou par le déchaussement de blocs présents dans une matrice meuble. Les blocs peuvent atteindre des vitesses de plusieurs m/s leur procurant une énergie qui leur permettent de se propager sur des distances de plus de cent mètres. Les volumes en jeu lors de ces types de mouvements de terrain vont de quelque m³ pour les chutes de blocs à plusieurs millions de m³ pour les plus grands éboulements ;

- les coulées de boue qui se produisent lors de forts épisodes pluvieux. Elles concernent les matériaux meubles et se produisent lorsque la saturation en eau du sol est suffisamment importante pour que le sol perde sa cohésion et se comporte ainsi comme un fluide se propageant à des vitesses pouvant atteindre plusieurs m/s. Ce phénomène est favorisé par le déboisement et certaines pratiques agricoles qui accentuent le ruissellement des eaux de précipitations ;

- l'érosion des berges lors de crues des ravines du territoire et le ravinement à la surface des terrains lors de fortes pluies. L’érosion de berges se manifeste par un « arrachement » ou un éboulement de la berge d’un cours d’eau lors de crues. La force érosive de l’écoulement des eaux sapant le pied des rives ou l’incision du cours d’eau au fil des temps conduisent à un éboulement de la berge. Ces phénomènes d’érosion de berges sont présents dans la majorité des ravines de La Réunion.

- l'érosion des falaises littorales : principalement due au phénomène de sous-cavage par l’action des vagues en pied de falaise.

haut page

Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement

Les conséquences des mouvements de terrain sont fonction de l’ampleur et de la brutalité du phénomène. Les mouvements de terrains peuvent être très destructeurs, car les aménagements humains y sont très sensibles et les dommages aux biens peuvent être considérables (de la simple fissuration à la destruction totale). Les mouvements de terrain les plus imposants peuvent entraîner un remodelage des paysages.

Le risque mouvement de terrain à la Réunion

Les facteurs de prédisposition naturelle aux mouvements de terrain sont de trois types :

- un relief accidenté et chahuté présentant des remparts abrupts de plusieurs centaines de mètres de hauteurs avec des pentes supérieures à 50°.
- une diversité géologique souvent marquée par des alternances de coulées basaltiques et de niveaux scoriacés favorisant les processus d’érosion différentielle ou par des types de roches anciennes fortement altérées et plus facilement érodable,
- un contexte climatique tropical ponctué par le passage de cyclones.

A la Réunion, les mouvements de terrain se produisent essentiellement au niveau des escarpements (remparts, falaises, abrupts, berges,...), à l’intérieur des cirques et des ravines et, dans une moindre proportion, sur les planèzes (plateaux de basalte limités par des vallées convergentes ; typique des régions volcaniques, ils forment les pentes de l’île autour des cirques).

Les mouvements de terrain se manifestent le plus souvent par le biais de chutes de pierres, blocs et éboulements dans les falaises et les remparts, de glissements, d’érosions de berges, de coulées de boue et laves torrentielles, d’effondrements de tunnels de lave et enfin d’érosion des sols.

Haut de page

Exemples marquants de mouvements de terrains

Juin 2014 – Éboulement de 20m³ à la cascade Biberon – 2 morts
Janvier 2014 – Effondrement de 10 à 15 000 m3 au Plateau Terres Fines à Ilet à Cordes (Commune de Cilaos) avec évacuation définitive des habitations proches
Mars 2006 – Éboulement de 30 000 m3 sur la Route du Littoral – 2 morts
Mars 2002 – Éboulement en falaise à la Rivière des Pluies – rupture du barrage créé par les matériaux éboulés – 3 morts
Janvier 1980 – Grand Îlet – 25 morts et dommages très importants, essentiellement dus aux précipitations records tombées en l’espace de 15 jours
Mai 1965 – Écroulement d’un pan de falaise de 50 millions de m3 dans le Bras de Mahavel et formation d’un barrage naturel risquant de céder et de submerger le village de Roche Plate, obligeant à son évacuation
1875 – Éboulement catastrophique dans le cirque de Salazie, le village de Grand Sable est enseveli – 63 morts

Haut de page
Les mesures prises pour faire face au risque

fleche La surveillance

A la Réunion, le suivi des mouvements de terrain comprend :

- une veille météorologique qui prend essentiellement en compte les épisodes de fortes précipitations susceptibles de déclencher des mouvements de terrain

- une actualisation de la Base de Données sur les Mouvements de Terrains (BD-MVT). Cette base nationale recense actuellement 2 300 mouvements de terrains à La Réunion impliquant des volumes allant de quelques mètres cubes à plusieurs millions de m3 et mémorise de façon homogène l'ensemble des informations disponibles sur des situations récentes ou des événements passés ;

- un suivi de mesures sur site de mouvements de grande ampleur dans le cirque de Salazie (Grand Ilet étant le plus grand glissement actif de France avec un volume de 350 millions de m3). Cette étude permet de connaître l’évolution du mouvement de terrain et de mieux appréhender sa dynamique parfois complexe.

fleche La prise en compte du risque dans l’aménagement du territoire

Elle s’exprime à travers les différents documents d’urbanisme (SAR, SCOT, PLU, PPR…) dont l’objectif est de limiter ou d’interdire les constructions dans les zones à risque. Dans le département, vingt et une communes disposent d’un plan de prévention des risques naturels approuvé dont dix intégrant l’aléa « mouvements de terrain » : Salazie et Saint-Joseph en 2005, l’Entre-Deux en 2010, la Plaine des Palmistes, Cilaos en 2011, Le Port, La Possession et Saint-Denis en 2012, Trois-Bassins en 2013, Sainte-Suzanne en 2015, Etang-Salé en 2016. Dans les deux communes non couvertes par un PPR approuvé (Saint-Louis et Saint-Pierre), les procédures PPR intégrant l’aléa « mouvements de terrain » sont en cours (consultation officielle pour Saint-Louis et période post enquête publique pour Saint-Pierre). Le PPR de Saint-Paul est en cours de révision.

Haut de page

Pour en savoir plus

 haut de page

Les consignes de sécurité



1. Se mettre à l’abri
2. Appeler les secours en cas de nécessité
3. Ecouter la radio
4. Respecter les consignes

En cas d’éboulement, de chutes de pierre, de glissement de terrain ou d’effondrement du sol :


AVANT

- S’informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde

PENDANT
A l’intérieur :

- Dès les premiers signes, évacuer les bâtiments et ne pas y retourner, ne pas prendre l’ascenseur

- Fuir latéralement, ne pas revenir sur ses pas

- S’éloigner de la zone dangereuse en gagnant les hauteurs les plus proches ou en rentrant dans un bâtiment suffisamment solide, en s’éloignant des fenêtres et en s’abritant sous un meuble solide

- ne pas entrer dans un bâtiment endommagé
A l’extérieur :

- S’éloigner de la zone dangereuse
- Respecter les consignes des autorités
- Rejoindre le lieu de regroupement indiqué

APRÈS

- S’éloigner de la zone dangereuse
-
Evaluer les dégâts et les dangers
-
Informer les autorités de tout danger observé





Zonage des aléas mouvements de terrain (glissement de terrain, éoulement, érosion) des procédures PPR approuvées ou en cours (PAC) - Etat des lieux au 30 juin 2015

Carte d'aléa du mouvements de terrain

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.