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NUMEROS IMPORTANTS
Préfecture de La Réunion www.reunion.pref.gouv.fr
Site internet de Météo France www.meteofrance.re
Site internet sur la vigilance crues vigicrues-reunion.re
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l'île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
INFO ROUTE (répondeur) 0262 97 27 27
PREFECTURE 0262 40 77 77
POMPIERS 18
POLICE - GENDARMERIE 17
SAMU 15
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Réunion 1ère 0262 99 2000
FREEDOM 0262 41 51 51
FESTIVAL 0262 23 45 67
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St-Paul : 93.80
St-Pierre : 107.5
St-Benoît : 88.5


Qu’est-ce qu'un feu de forêt ?
Comment se manifeste t-il ?
Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque feu de forêt à la Réunion
Quelques exemples de feux de forêt récents
Les mesures prises pour faire face au risque

Pour en savoir plus...

Les consignes de sécurité
Cartographie partielle des zones à risque incendie


Qu’est-ce qu'un feu de forêt ?

On parle d'incendie de forêt lorsqu’un feu concerne une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant et qu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite.

En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille : il s’agit pour l’essentiel des formations ligneuses d’altitude (brandes) ou des formations secondaires (fourrés à goyavier, par exemple).

Généralement, la période de l'année la plus propice aux feux de forêt est l'hiver austral (de mai à novembre), car aux effets conjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols, vient s'ajouter l’effet des alizés.

L’arrêté du 23 juin 2013 réglemente l’emploi du feu dans le département de La Réunion. Cet arrêté fixe la période à risque de feu de forêt du 15 août au 15 janvier et les jours de vent fort supérieur à 40 km/h en moyenne quelque soit la période de l’année.


Comment se manifeste t-il ?
Un feu peut prendre trois formes différentes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe :
- les feux de sol dits « feux de voune » ou « feux d’avoune » brûlent la matière organique contenue dans la litière : ils interviennent généralement dans les peuplements de tamarins ou de brandes et peuvent intéresser des épaisseurs de près d’un demi-mètre. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible parfois non détectable et le délai de réapparition du feu en surface peut varier de quelques heures à plusieurs semaines rendant la lutte très difficile.
- les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c'est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement en dégageant une énergie suffisante pour communiquer le feu vers les étages supérieurs de la végétation.
- les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d'autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.

La vitesse de propagation du feu est lente dans le sol, moyenne ou rapide en surface, et nettement plus élevée au niveau des cimes des arbres.

Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement

La population et les biens sont exposés au risque feu de forêt. En effet, ce risque est en constante augmentation avec l’urbanisation croissante dont la limite se rapproche de plus en plus des lisières de forêt (cas des incendies péri-urbains de Saint-Denis, La Montagne, Domenjod et Étang Salé). Ce fait s’explique notamment par les conditions d’intervention parfois techniquement difficiles avec des conditions d’accès inadaptées aux véhicules de lutte. De nombreuses éclosions de feux sont relevées autour des zones urbanisées par la sécurité civile à chacune des campagnes annuelles feu de forêts.

Néanmoins, il apparaît que ce sont les milieux naturels qui sont le plus exposés à ce risque : les paysages et la biodiversité végétale et animale des milieux réunionnais ont une grande valeur patrimoniale. C’est à ces titres qu’a été créé en 2007 le Parc National et que La Réunion est classée pour ses paysages depuis 2010 au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Réunion est d’ailleurs inclue dans le Hotspot de biodiversité mondiale avec les îles des Mascareignes.

Mais la forêt représente d’autres enjeux :

- conservation des sols en limitant l’érosion directe,
- préservation de la capacité de rétention des eaux,
- maintien des paysages et des potentiels d’accueil du public et de l’écotourisme,
- contribution à la filière bois par la production de matière ligneuse.

Le risque feu de forêt à la Réunion

Les occurrences d’incendie sont fonction de la nature de la végétation mais surtout des conditions climatiques. Les vents forts, les inversions de températures en altitude, au-dessus de la couverture nuageuse engendrent des dessèchements des végétaux et une forte sensibilité aux feux.
Les surfaces qualifiables de forestières occupent environ 85 000 ha soit 33 % de la surface de l’île avec des risques différenciés suivant les régions. Au total, les secteurs caractérisés par des niveaux d’aléas moyen à élevé concernent environ 60 % de la surface forestière.

Les conditions climatiques particulières de la Réunion et son relief font que les massifs forestiers les plus sensibles au risque d'incendie de forêt sont :

- ceux situés à l'Ouest de l'île (sur la façade sous le vent avec un climat plus sec) : forêts de Saint Paul, des Hauts Sous le Vent, de l'Etang Salé et les forêts des cirques de Mafate et de Cilaos ;

- ceux présentant des sommets à haute altitude, au-dessus des nuages, donc particulièrement soumis à la sécheresse massif des Hauts de Saint Denis et du Volcan.

Toutefois, avec le changement climatique, on note depuis quelques années que les secteurs de l’Est sont de plus en plus soumis à des sécheresses intenses ce qui contribue à augmenter leur sensibilité au risque incendie.

On peut ainsi dire que toutes les forêts de l'île sont susceptibles de connaître de grands incendies. Une Base de données incendies de forêts (BDIF) est tenue par les services de l’Etat et du SDIS. Elle permet de recenser les incendies et de réaliser des statistiques afin d’améliorer les connaissances du risque feu de forêt à La Réunion.

L’aléa incendie est également lié aux types de végétaux en présence. Certaines essences sont en effet plus inflammables que d’autres. Elles ont une influence sur l'éclosion et la propagation des incendies par les cimes ou les racines. On relève ainsi les formations végétales sensibles suivantes :

- les zones de branles où la plupart des incendies démarrent et se développent sur de grandes surfaces (65 % des surfaces incendiées de 1990 à 2002) ;

- les zones rurales au contact de la forêt sont très sensibles (acacia et friches) ;

- les sous-bois de tamarins présentent une couche d’humus au sol, très épaisse, extrêmement combustible (un peu comme la tourbe) : l’avoune. Les feux d’avoune sont très difficilement contrôlables. A l’échelle historique, ces forêts ont régulièrement brûlé tous les 20 ans environ : en 1988, plus de 3000 ha ont été parcourus et partiellement détruits par le feu ;

- les zones de plantations ou de forêts cultivées facilement accessibles au public (55 % des départs de feu, mais moins de 25 % des surfaces parcourues).

La période la plus propice au déclenchement de feu de forêt s'étale de septembre à décembre.

Il y a en moyenne 10 départs de feu par an et un grand incendie tous les 20 ans environ :

- pour la période 1966 à 1988, 179 sinistres se sont étendus sur 10 036 ha dont 7 000 ha pour l’Ouest et 2 290 ha pour le Sud. Ces deux régions représentent à elles seules 93% du total pluriannuel de ces surfaces. La surface parcourue par les incendies est de 56 ha en moyenne par sinistre. Cette moyenne reflète mal la disparité extrêmement forte entre les secteurs géographiques : le sinistre moyen de l’Ouest est de 250 ha alors que sur tous les autres secteurs géographiques sa surface couvre entre 3 ha et 88 ha.

- pour la période 1990 à 2006 : 1 909 ha ont été détruits par 273 incendies de forêts, 74% des surfaces concernées étant situées dans l’Ouest et le Sud. La surface détruite en moyenne s’élève à 7 ha, la fourchette varie de 1 ha à 700 ha (feu du Tévelave en 1999). Le nombre de feu par an est de l’ordre de 16. Seuls 4 incendies de cette période font plus de 100 ha et les 5 principaux feux représentent 1 210 ha soit 63% des surfaces incendiées. Ainsi, un net progrès est constaté sur cette période par rapport à la période précédente. Cela tient au fait que des équipements ont été réalisés et qu’une meilleure coordination des intervenants a été mise en place. Cependant, le nombre de mises à feu dans les zones urbaines ou périurbaines s’est renforcé.

- Entre 2006 et 2013, le nombre de feux recensés sur la période est très irrégulier d’année en année mais la tendance de ces dernières années est globalement à l’augmentation notamment liée à l’augmentation du nombre de mises à feu, aussi bien en forêt que dans les zones urbaines et périurbaines.

Quelques exemples de feux de forêt récents

27/09/2013 : 40 ha de Brandes et Tamarins incendiés sur le massif de la Roche Ecrite
De 1999 à 2013 on déplore plusieurs grands incendies sur les différents massifs forestiers de l’île qui étaient à priori tous volontaires
25/10/2011 : 2773 ha de Tamarins, Brandes et Cryptomérias brûlent sur le massif du Maîdo
13/11/2010 : massif du Volcan, dans le secteur du piton de l’eau, 105 ha de brandes partent en fumée, la route du volcan est parcourue par les flammes

Les mesures prises pour faire face au risque

Les actions pour lutter contre le risque feu de forêt sont programmées dans le plan Départemental de Protection des Forêts Contre l’Incendie qui est approuvé par le préfet. Le plan 2009-2015 arrive à son terme et le nouveau plan 2016-2026 est en cours de rédaction. Les actions de ce plan sont précisées dans les plans de massif. En 2014, 4 massifs forestiers sont couverts par des plans : Haut sous le Vent, Etang Salé, Hauts de St Denis, La Montagne/ Grande Chaloupe, le plan de massif du Volcan est en cours de finalisation. Les actions de ce plan s’inscrivent dans un partenariat entre les services de l’Etat (Etat-major de Zone, DDAF et DEAL) le SDIS, les services de météo France, le Parc National et l’ONF.

fleche La prévention

- Prise en compte du risque incendie dans les documents d’aménagement du territoire

La maîtrise de l'urbanisation s'exprime au travers des plans locaux d'urbanisme (PLU) et ou encore des Plans d’Occupations des Sols (POS) prévus par le Code de l'urbanisme. Ils permettent de maîtriser l’urbanisation dans des zones pouvant être soumises aux incendies. En complément des plans de massif, une meilleure connaissance de l’aléa incendie à l’interface des habitations et de la végétation existante est à disposition, via une cartographie détaillée par commune.

En parallèle, le prochain plan départemental prévoit le développement d’actions de sensibilisation des populations aux risques d’incendie. Elles vont s’organiser en partenariat entre les collectivités locales et les services de l’Etat. La population a en effet un rôle essentiel à jouer dans la protection contre les incendies sur les terrains publics et privés. Il s’agit avant tout de respecter la réglementation sur l’emploi du feu et aussi d’adopter un comportement approprié en cas de détection d'un feu (prévenir les services de secours).

- L'aménagement des massifs

Les aménagements réalisés s’inscrivent dans une politique globale d’aménagement et de gestion de l'espace rural et forestier. Les actions spécifiques à la Défense des Forêts Contre l’Incendie (DFCI) sont programmées dans les plans de massif. Les actions portent principalement sur la réalisation et l’entretien, à savoir :

- les voies d’accès peuvent avoir un rôle multiple d’accueil, d’exploitation, certaines sont dédiées uniquement à la défense des forêts contre l’incendie ; en 2014, sur 550 km de routes forestières et pistes 15% sont dédiées à la DFCI ;

- le maintien de zones débroussaillées pour faciliter la lutte contre les incendies, le long des voies d’accès et à l’interface forêt/ habitat notamment en forêt de L’Etang Salé ;

- la création de réserves d’eau sur les massifs : citernes et retenues collinaires. En 2014, 24000 m3 d’eau sont disponibles dans 8 retenues collinaires (massif Hauts sous le Vent et Volcan) et 4 citernes (Grande Chaloupe et Roche Écrite) ;

- les aires dédiées à l’atterrissage des hélicoptères particulièrement dans les zones inaccessibles.

fleche La prévision et la surveillance

Lors des périodes les plus critiques de l'année, une analyse de paramètres indicateurs du niveau de risque incendies (données météorologiques et état de la végétation) constitue la base de la surveillance. Ces observations permettent d’afficher le niveau de risque pour éventuellement déployer les forces nécessaires pour la surveillance des massifs.
Des équipes de surveillance SDIS, ONF et Parc National ont pour mission de surveiller les massifs forestiers, de détecter et d’intervenir rapidement sur les feux naissants.

Le dispositif spécifique ORSEC « Feu de forêt » est mis à jour chaque année. Il permet de définir les actions de chacun des partenaires durant la période à risque soit du 15 septembre au 15 décembre, en fonction du niveau de risque.




Les consignes de sécurité.






panneaux attention



1. Se mettre à l’abri

2. Fermer les bouteilles de gaz
3. Respecter les consignes

 


AVANT

- repérer les chemins d'évacuation et les abris
- prévoir les moyens de lutte (points d'eau, matériels)
- débroussailler
- respecter les restrictions de circulation et de stationnement
- ne pas stationner devant les barrières
- porter attention à la signalétique incendie relative au niveau de risque dans le massif
- redoubler de vigilance pendant la saison sèche (de juillet à décembre)
- ne pas exposer le milieu naturel à un risque d'éclosion d'incendie (cigarettes, allumettes, feu de camp, feux d'artifice )
- prévenir les forces de l'ordre si vous êtes témoin d'agissement suspect

PENDANT

Mise en sécurité :

- si vous êtes témoin d'un départ de feu : Informer les pompiers (18) ou les forces de l’ordre (17) le plus vite et le plus précisément possible
- tenter d’éteindre le feu uniquement s’il est naissant et de faible intensité
- réagir rapidement et se mettre en sécurité en s'éloignant si possible dos au vent
- emprunter les voies et les chemins de dégagement
- se réfugier dans les espaces dépourvus de végétation (mur, rocher ...)
- se diriger vers les points d’eau (bassin, citerne, retenue collinaire …)
- en cas de fumées importantes, respirer près du sol à travers un vêtement mouillé

En cas de confinement :

- s’il y a possibilité, se réfugier dans une maison en dur ou à proximité
- fermer les portes, les fenêtres, les bouches d’aération et de ventilation
- fermer les bouteilles de gaz
- ne pas sortir de la maison sauf en cas d’ordre d’évacuation pas les autorités

APRÈS

- fermer et arroser volets, portes et fenêtres
- occulter les aérations avec des linges humides
- rentrer les tuyaux d'arrosage
- éteindre les foyers résidus


Carte d'aléa d'incendie

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.