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NUMEROS IMPORTANTS
Préfecture de La Réunion www.reunion.pref.gouv.fr
Site internet de Météo France www.meteofrance.re
Site internet sur la vigilance crues vigicrues-reunion.re
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l'île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
INFO ROUTE (répondeur) 0262 97 27 27
PREFECTURE 0262 40 77 77
POMPIERS 18
POLICE - GENDARMERIE 17
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Réunion 1ère 0262 99 2000
FREEDOM 0262 41 51 51
FESTIVAL 0262 23 45 67
FRÉQUENCES FM
REUNION 1ère St-Denis : 89.20
St-Paul : 92.60
St-Pierre : 90.7
St-Benoît : 87.9
FREEDOM St-Denis : 97.4
St-Paul : 93.4
St-Pierre : 97.4
St-Benoît : 101.3
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St-Paul : 93.80
St-Pierre : 107.5
St-Benoît : 88.5


Qu'est-ce qu'un risque industriel majeur ?
Comment se manifeste-t-il ?
Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque industriel à la Réunion
Quelques exemples marquants
Les mesures prises pour faire face au risque

Pour en savoir plus...
Les consignes de sécurité
Les installations industrielles classées SEVESO

Qu’est-ce qu'un risque industriel majeur?

Le risque industriel majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les riverains, les biens et l’environnement. On entend par site industriel un site sur lequel est implantée au moins une installation classée pour la protection de l’environnement (installation fixe susceptible de générer des nuisances).

Comment se manifeste-t-il ?

fleche Les principales manifestations du risque industriel sont :

- l’incendie par inflammation d’un produit au contact d’un autre, d’une flamme ou d’un point chaud, avec risque de brûlures et d’asphyxie ;

- l’explosion par mélange entre certains produits, libération brutale de gaz avec risque de traumatismes directs ou par l’onde de choc ;

- la dispersion dans l’air, l’eau ou le sol de produits dangereux avec toxicité par inhalation, ingestion ou contact.

Ces manifestations peuvent être associées.

Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement

Conséquences sur les personnes : selon le type d’accident, blessures légères ou décès des victimes.
Conséquences sur les biens : altération de l’outil économique de la zone concernée avec destruction des entreprises et du réseau routier ou des habitations avoisinantes.
Conséquences sur l’environnement : répercussions importantes sur les écosystèmes avec destruction de la faune et de la flore et possible impact sanitaire (pollution d’une nappe phréatique par exemple).

Le risque industriel à la Réunion

Afin de limiter la survenue et les conséquences d’un accident industriel, les installations classées pour la protection de l’environnement sont soumises à une réglementation stricte. Les activités ou substances relevant de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement sont énumérées dans une nomenclature qui les soumet à un régime de déclaration, d’enregistrement ou d’autorisation, en fonction de l’importance des risques ou des nuisances qui peuvent être engendrés.

Par ailleurs, les installations classées présentant les dangers les plus graves relèvent de la directive européenne dite « SEVESO III » du 4 juillet 2012 qui vise les établissements potentiellement dangereux au travers d’une liste d’activités et de substances associées à des seuils de classement. Cette directive a renforcé et abrogé les dispositions des deux premières directives SEVESO du 24 juin 1982 et du 9 décembre 1996. Elle définit deux catégories d’établissements en fonction de la quantité de substances dangereuses présentes : les établissements dits « SEVESO seuil bas » et les établissements dits « SEVESO seuil haut ». Dans le département de La Réunion, on compte 5 établissements classés SEVESO seuil haut et un établissement classé SEVESO seuil bas. Le risque industriel concerne principalement l’Ouest (communes du Port et de Saint-Paul) et le Nord (commune de Sainte-Marie).

fleche Liste des installations industrielles à risque majeur

Installation Industrielle

Commune

Risques

Classement

Société Réunionnaise des Produits Pétroliers (SRPP) : dépôt de gaz de pétrole liquéfié et d’hydrocarbures liquides

LE PORT

Explosion
Incendie

SEVESO seuil haut

SCPR : dépôt d’explosifs dépôt d’explosifs

SAINT PAUL

Explosion

SEVESO seuil haut

Coroi : stockage de produits chimiques et phytosanitaires

LE PORT

Incendie
Toxique

SEVESO seuil haut

EDF (Port Est) : dépôt d’hydrocarbures de la centrale thermique

LE PORT

Explosion
Incendie

SEVESO seuil haut

SIMU : dépôt de service inter-armées de munitions

LA PLAINE DES CAFRES

Explosion
Incendie

SEVESO seuil haut

AVIFUEL : dépôt d’hydrocarbures de l’aéroport de Roland Garros

STE MARIE

Explosion
Incendie

SEVESO seuil bas

Quelques exemples marquants

29 décembre 2005  – débordement d’un réservoir enterré de kérosène sur la commune de Sainte-Marie, ayant entraîné des dégâts environnementaux mais pas de victime



Les mesures prises pour faire face au risque

fleche La prévention

- L’information préventive

Dans ce domaine, l’information préventive du public joue un rôle majeur pour la protection des populations et notamment des riverains d’établissements dangereux. L’information concerne la nature et l’importance des risques technologiques et en particulier la conduite à tenir en cas d’accident : c’est une obligation résultant de la législation sur les installations classées. Cette information se fait en collaboration avec les collectivités territoriales concernées, les industriels et diverses associations (de protection de l’environnement, de riverains, etc.).

La loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 institue des comités locaux d’information et de concertation (CLIC) pour tout bassin industriel comprenant une ou plusieurs installations classées soumises à autorisation avec servitude, afin de permettre la concertation et la participation des différentes parties prenantes, notamment les riverains, à la prévention des risques d’accidents tout au long de la vie de ces installations. Institués par arrêté préfectoral, les CLIC travaillent sur les mesures contribuant à la réduction des dangers et nuisances environnementales, débattent des moyens de prévenir et de réduire les risques, proposent des programmes d’actions des industriels et élaborent des documents d’information destinés au public.
A la Réunion, le CLIC de la SRPP a été créé en 2006. Celui-ci est devenu une commission de suivi de site (CSS) le 29 mars 2013 par arrêté préfectoral. La CSS a été associée à l’élaboration du plan de prévention des risques technologiques (PPRT) approuvé le 12 juin 2014 par arrêté préfectoral modifié.

- La réduction du risque à la source

La protection contre le risque industriel consiste principalement à réduire les risques à la source. Des mesures techniques et organisationnelles sont mises en oeuvre par les exploitants sous le contrôle de l'inspection des installations classées DEAL/SPREI (service de prévention des risques et environnement industriels). L’exploitant est tenu de prendre les mesures nécessaires (mesures constructives, procédés de fabrication,…) pour limiter les conséquences d’un accident sur la population et l’environnement. Ces mesures peuvent être imposées par arrêté préfectoral dans le cadre de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement.
L’exploitant doit notamment fournir à la DEAL une étude de dangers permettant d’évaluer les risques liés aux procédés de fabrication et aux produits utilisés (stockage et transfert) et de proposer des mesures techniques et organisationnelles visant à réduire les risques. Elle comporte également la description des moyens de secours publics ou privés à mettre en oeuvre en cas d’accident. Elle permet enfin d’apprécier la pertinence des mesures de prévention et de sécurité et les conséquences des différents scénarios d’accidents envisagés.


fleche La maîtrise de l'urbanisation

Les périmètres de risques issus des études de dangers sont portés à connaissance des maires des communes concernées par le préfet. Ces périmètres doivent être pris en compte dans les Plans Locaux d’Urbanisme afin d’assurer une maîtrise de l’urbanisme autour des établissements concernés. En cas de nécessité, le préfet peut imposer les mesures nécessaires dans le cadre d’un projet d’intérêt général (PIG).
Pour les établissements soumis à autorisation avec servitude, la loi du 30 juillet 2003 prévoit la mise en place de plans de prévention des risques technologiques (PPRT) pour assurer notamment la maîtrise de l’urbanisation.
A La Réunion, trois établissements ont vocation à être couverts par un PPRT : la SRPP du Port (dont le PPRT a été approuvé par arrêté préfectoral du 12 juin 2014 modifié), le dépôt d’explosifs de Saint-Paul (dont le PPRT est approuvé par arrêté préfectoral du 30 avril 2012) et le dépôt de munitions du SIMU de la Plaine des Cafres (dont le PPRT est en cours d’élaboration).

fleche La gestion de crise

La gestion des situations de crise s’effectue par la mise en oeuvre de deux types de plans, dont l’un relève de la responsabilité de l’exploitant d’une installation dangereuse et l’autre de celle du préfet :

- le plan d’opération interne (POI) : les installations soumises à autorisation avec servitude sont tenues d’élaborer un POI. Il peut également être imposé à d’autres établissements en tant que de besoin. Il est conçu par l’exploitant et définit l’organisation des interventions à mettre en place en cas d’accident dans l’enceinte du site ;

- le plan particulier d'intervention (PPI) : il est obligatoire pour les installations soumises à autorisation avec servitude. Élaboré sous l'autorité du préfet, il définit la mobilisation des services de secours publics, de l'ensemble des services de l'Etat, communes et acteurs privés et établit les mesures de protection de la population en cas d'accident majeur ayant des répercussions graves en dehors du site pour les populations avoisinantes et l'environnement.

A la réunion, tous les établissements SEVESO disposent d’un POI et la SRPP et EDF ont en outre un PPI.

fleche Le signal national d’alerte

Le réseau national d’alerte n’existe pas à la Réunion. En cas de crise majeure, il appartient à la préfecture d’alerter la population. Cependant, s’agissant du risque industriel, la SRPP dispose d’une sirène permettant la diffusion du signal national d’alerte et de fin d’alerte.

Actuellement, le signal d’alerte de la SRPP se caractérise par :

- le signal de début d’alerte : 3 cycles successifs de 1 min 41 secondes séparés par un intervalle de 5 secondes d’un son modulé en amplitude ou en fréquence ;

- le signal de fin d’alerte : un cycle de 30 secondes.



Les consignes de sécurité



1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes


   

En cas d’accident industriel majeur, les mesures de protection des populations sont :

- le confinement
- l’évacuation

 AVANT :

- s’informer des risques encourus, des consignes de sécurité et des bons réflexes en mettre en œuvre

- connaître le signal d’alerte : trois émissions successives d’une durée d’une minute chacune et séparées par un intervalle de cinq secondes. (le son est modulé en amplitude et en fréquence)

- rejoindre le bâtiment le plus proche, ne pas rester à l’extérieur ou dans son véhicule

PENDANT : DES LE SIGNAL D’ALERTE(cf. p75)

(Trois émissions successives d’un son modulé d’une durée d’une minute et 41 secondes et séparées par un intervalle de cinq secondes)

Dès le signal, il faut s’informer et se confiner. Si la protection civile préconise une évacuation, il faut bien respecter les consignes.

En cas de confinement :

- boucher toutes les entrées d’air : portes, fenêtres, aérations, cheminées …, arrêter la ventilation

- s’éloigner des portes et fenêtres

- écouter les radios locales

- ne pas chercher à rejoindre les membres de sa famille (ils se sont eux aussi protégés) 

- ne pas téléphoner

- se laver en cas d’irritation et si possible se changer

- ne sortir qu’en fin d’alerte ou sur ordre d’évacuation

- ne pas fumer ou allumer de flamme, car une explosion est possible et un nuage toxique n’est pas toujours détectable à l’odeur

- si vous êtes témoin d'un accident, donner l'alerte : 18(pompiers), 15(SAMU), 17(police)

en précisant si possible le lieu exact, la nature du sinistre (feu, fuite, nuage, explosion, etc.), le nombre de victimes

- s'il y a des victimes, ne pas les déplacer (sauf incendie)

- si un nuage toxique vient vers vous, fuir selon un axe perpendiculaire au vent pour trouver un local où se confiner

APRES : DES LA FIN D’ALERTE

(Signal continu non modulé de 30 secondes) 

- aérer le local de confinement


Nota important : au moment de la réalisation du présent DDRM, seuls la SRPP et EDF dispose du signal national d’alerte.

Carte d'aléa industriel SEVESO

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.