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NUMEROS IMPORTANTS
Préfecture de La Réunion www.reunion.pref.gouv.fr
Site internet de Météo France www.meteofrance.re
Site internet sur la vigilance crues vigicrues-reunion.re
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l'île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
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Qu'est-ce que le risque nucléaire ?
Les conséquences sur les personnes et l’environnement
Le risque nucléaire à la Réunion
L'historique du risque nucléaire à la Réunion
Les mesures prises pour faire face au risque

Pour en savoir plus...

Qu’est-ce que le risque nucléaire?

Le risque nucléaire provient de la survenue d'accidents, conduisant à un rejet d'éléments radioactifs à l'extérieur des conteneurs et enceintes prévus pour les contenir. Les accidents peuvent survenir,

- lors d'accidents de transport, car des sources radioactives intenses sont quotidiennement transportées par route, rail, bateau, voire avion (aiguilles à usage médical contenant de l'iridium 192 par exemple),

- lors d'utilisations médicales ou industrielles de radioéléments, tels les appareils de contrôle des soudures (gammagraphes),

- en cas de dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire industrielle et particulièrement un des 58 réacteurs électronucléaires.

Les conséquences sur les personnes et l’environnement

Un rejet accidentel d'éléments radioactifs provoquerait une contamination de l'air et de l'environnement (dépôt de particules sur le sol, les végétaux, dans l'eau des cours d'eau, des lacs et des nappes phréatiques). Les populations environnantes seraient alors soumises aux rayonnements de ces particules déposées sur leur lieu de vie. Elles subiraient une irradiation externe.

De plus, si l'homme inhale des éléments radioactifs ou ingère des aliments contaminés, il y a contamination interne de l'organisme. Les rayonnements émis par ces produits irradient ensuite de l'intérieur les cellules des organes sur lesquels ils se sont temporairement fixés : il y a irradiation interne. A long terme l’alimentation peut représenter la part la plus importante de l’exposition aux rayonnements.

D’une façon générale, on distingue deux types d'effets aux rayonnements sur l'homme selon les niveaux d’exposition :

- à de fortes doses d'irradiation (au-dessus d’un certain niveau), les effets dus apparaissent systématiquement (on parle d’effets non aléatoires) et de façon précoce après celle-ci (quelques heures à quelques semaines). Ils engendrent l'apparition de divers maux (malaises, nausées, vomissements, perte de cheveux, brûlures de la peau, fièvre, agitation). Au-dessus d'un certain niveau très élevé, l'issue fatale est certaine.

- les effets aléatoires engendrés par de faibles doses d'irradiation, n'apparaissent pas systématiquement chez toutes les personnes irradiées et se manifestent longtemps après l'irradiation (plusieurs années). Les manifestations sont principalement des cancers et des anomalies génétiques. Plus la dose est élevée, plus l’augmentation du risque de cancer est élevée, on parle de relation linéaire sans seuil.

La contamination de l'environnement conduit à augmenter de façon plus ou moins significative le bruit de fond naturel de la radioactivité ambiante. L'ingestion de particules radioactives du fait de l'alimentation concerne aussi la faune (effets plus ou moins similaires à l'homme). La flore peut être détruite ou polluée ; les cultures et les sols, qui peuvent être contaminés de façon irréversible (exemple de Tchernobyl) rendant les récoltes impropres à la consommation.

Le risque nucléaire à la Réunion

Le territoire de La Réunion ne dispose pas d’installations nucléaires de base industrielles (l’installation nucléaire de base la plus proche étant située en Afrique du Sud). Seuls des accidents liés au transport, à l’utilisation de radioéléments ou à la génération de déchets contenant des radioéléments peuvent survenir sur le département. En 2015, La Réunion compte une quinzaine de détenteurs autorisés à employer des sources radioactives et enregistrées auprès de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Paris et de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de La Réunion. L’utilisation de ces sources est essentiellement liée aux domaines médicaux, industriels et des travaux publics.

Étant donné que le risque nucléaire à La Réunion est extrêmement limité du fait de la présence peu importante de potentiels de danger nucléaire, il n'y a pas d'enjeux spécifiques menacés qu'ils soient humains, économiques, environnementaux ou patrimoniaux, si ce n'est l'exposition des travailleurs qui pourraient être exposés directement aux sources dans l'exercice de leur fonction.

L'historique du risque nucléaire à la Réunion

Aucun accident nucléaire, connu des autorités, n’est survenu sur le département de La Réunion. Le nombre d’incidents liés à des sources radioactives ou à des substances contenant des radioéléments (produits ou déchets) est extrêmement faible et concerne principalement la réception accidentelle de déchets contenant des radioéléments en installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND).

Ces installations de stockage de déchets sont équipées de portiques de détection d'éléments radioactifs. Dans les cas les plus simples, après identification, les radioéléments sont placés en zone d’isolement. La décroissance radioactive permet à ces radioéléments d’atteindre des taux d’émissions suffisamment faibles pour pouvoir être acceptés en ISDND au regard des critères réglementaires. Dans les cas les plus complexes, les radioéléments sont placés en zone d’isolement et un périmètre de sécurité est établi dans l’attente d’un retour au producteur ou d’un enlèvement par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs). Cette procédure de situation d’urgence est suivie par l’administration (ASN et DEAL) et est régie par la circulaire du 30 juillet 2003 relative aux procédures à suivre en cas de déclenchement de portique de détection de radioactivité sur les centres d'enfouissement technique, les centres de traitement par incinération, les sites de récupération de ferrailles et les fonderies.

Lors des dix dernières années, moins de 5 déclenchements de portique de détection ont eu lieu à La Réunion. Les principaux incidents sont :

 La détection de déchets contenant du Radium 226, le 2 mai 2013, à l’entrée du site de l’ISDND de la Rivière Saint-Etienne (Saint-Pierre – Pierrefonds). Ce radioélément a été utilisé de façon industrielle dans la fabrication des têtes de paratonnerres jusque 1987 (date à laquelle son utilisation a été interdite). Les déchets radioactifs découverts à St Pierre, et issus d’anciens paratonnerres démontés, ont fait l’objet d’un enlèvement par l’ANDRA ;

 Les détections de déchets contenant de l’iode 131, le 03 avril 2015 et le 26 juin 2015, à l’entrée du site de l’ISDND de la STAR à Sainte-Suzanne. L’iode 131 est une substance couramment employée dans le domaine médical. Les déchets radioactifs ont été placés en zone d’isolement et ont pu intégrer l’ISDND après la période de décroissance radioactive.

Les mesures prises pour faire face au risque

fleche La prise en compte du risque dans la législation et son respect avec le contrôle régulier

La législation fixe les règles de protection des travailleurs et du public contre les dangers des rayonnements ionisants. Par exemple, les activités liées à la fabrication, la détention, l’utilisation des substances radioactives ainsi que la gestion des déchets radioactifs et la dépollution d’un site contaminé sont définies aux articles L.1333-1 et suivants du code de la santé publique. Le transport de substances radioactives est réglementé au niveau national par l’arrêté du 29 mai 2009 modifié relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres dit « arrêté TMD ».

Les seuils de protection définis par les textes réglementaires ne représentent pas des seuils sanitaires mais les contraintes les plus fortes possibles imposées aux exploitants pour limiter au maximum tous rejets radioactifs. Ces seuils pourraient donc être relevés en cas d’accident afin de permettre les activités de gestion de crise et limiter les bouleversements sociétaux.

Chaque détenteur de substances radioactives ou de générateurs de rayonnements ionisants est légalement responsable de la sûreté de son installation et de ses pratiques. C’est à lui d’assurer en premier lieu la radioprotection de ses travailleurs, des patients, du public et de l’environnement. Les exploitants doivent avoir mis en place une organisation interne permettant de pallier tout incident, d'en limiter les conséquences et de remettre leur installation en état sûr.

Le contrôle du respect de la réglementation relative à la radioprotection est assuré par l’État. A ce titre, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) est en charge du contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection dans le domaine civil, ainsi que de l’information du public en la matière. L’ASN délivre les autorisations en application du code de la santé publique et de l’environnement ainsi que les récépissés de déclaration. Elle vérifie par des inspections le respect des règles et des prescriptions auxquelles sont soumises les installations et activités relevant de son contrôle. De plus, des organismes agréés par l’ASN ont pour tâche d’effectuer différents contrôles techniques en matière de radioprotection.


fleche La réduction du risque à la source

La sécurité de l’emploi et du transport d’une source radioactive est assuré par :

 sa conception, qui inclut des systèmes de sécurité et d’indicateurs de l’état de l’appareil ;

 l’utilisation en appliquant des mesures qui combinent plusieurs leviers comme le temps d’exposition, la distance entre les personnes et la source, l’interposition d’écran de protection entre les personnes et la source ainsi l’optimisation de l’activité radiologique de la source ;

 la formation du personnel ou des personnes susceptibles d’être exposées (formation de personne compétente en radioprotection (PCR) dans les entreprises par exemple) ;

 la mise en oeuvre de colis spécifiques, agréés par l’ASN, dont les performances sont modulées en fonction des contenus autorisés. La sûreté des transports de substances radioactives repose sur le concept de défense en profondeur (interposition d'une succession de barrières étanches indépendantes les unes des autres) dont la robustesse des colis constitue la première barrière.

fleche L'information et l'éducation sur les risques

À l'échelon national, divers supports d'information sont disponibles sur la radioactivité de l'environnement, les rejets des INB (Installation Nucléaires de Base), les incidents survenus, etc. Le site internet de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire : www.irsn.fr Le site internet de l’Autorité de Sûreté Nucléaire : www.asn.fr

fleche La gestion de crise

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de La Réunion dispose des moyens techniques, humains et organisationnels face aux risques radiologiques. Basée sur le centre d’incendie et de secours du Port, l’équipe d’intervention face aux risques technologiques dispose des ressources et des compétences pour lutter contre les effets et les conséquences d’un accident nucléaire et radiologique. Elle possède une Cellule mobile d’Intervention face aux risques chimiques et radiologiques laquelle permet d’assurer les missions de :

 sauvegarde des populations ;

 lutte contre les effets d’une dispersion de substance chimique, radiologique ou biologique sur les personnes et les biens ;

 lutte contre les pollutions du milieu ;

 prévention et lutte contre les risques d’irradiation et de contamination par des substances radioactives (reconnaissance, identification, localisation, périmètre de sécurité) ;

 lutte contre les effets de contamination du public et des sauveteurs suite à une agression mettant en jeu une substance contaminante, persistante d’origine radiologique, biologique ou chimique ;

 prélèvement dans un but d’analyse de substances chimiques, radiologiques ou biologiques.

Lors de leur intervention, s’il y a nécessité, le SDIS peut s’appuyer sur l’expertise de l’IRSN (l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et l’ASN.

En cas d’insuffisance des moyens départementaux, il fait appel aux moyens zonaux ou nationaux par l’intermédiaire du préfet de la zone de défense et de sécurité dont il dépend.